Le Projet Tunisie : « La grève générale aurait pu être évitée… »

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Le mouvement Projet Tunisie a estimé dans un communiqué aujourd’hui, jeudi 16 juin 2022, que la grève générale appelée par l’Union générale tunisienne du travail aurait pu être évitée, si le gouvernement avait su travailler avec une méthodologie différente de la suprématie et de facto politique.

Le mouvement a également souligné que les relations avec la partie syndicale devaient être fondées sur le respect effectif, par la négociation et l’implication, et non sur le désir d’emploi ou d’attaque, considérant que la grève des juges se poursuit comme un indice supplémentaire de l’élargissement des frontières de la crise globale dans le pays plutôt que des indications de sa solution.

Dans un contexte connexe, elle a souligné que l’acte électoral ne se limite pas au jour du scrutin, mais plutôt dans le contexte électoral, qui porte la liberté de publicité et garantit l’indépendance de l’organe de supervision des élections.

Ci-dessous le texte de la déclaration

Le mouvement Projet Tunisie, en ce jour qui a vu une grève générale dans le pays, appelée par l’Union générale tunisienne du travail et qui a été largement mise en œuvre, affirme :

⁃ Que cette grève aurait pu être évitée si le gouvernement avait su travailler avec une méthodologie différente de la suprématie et de la politique du fait accompli et conforme à sa position de gouvernement d’une situation exceptionnelle plus proche de la conduite des affaires, tant que la phase exceptionnelle ne se termine pas. Les meilleures idées réformistes exigent une méthodologie appropriée et une légitimité suffisante pour leur adoption.

⁃ Que traiter avec le parti syndical doit être basé sur le respect réel, par la négociation et l’implication, et non sur le désir d’employer ou d’attaquer par l’utilisation de campagnes immorales dans les médias sociaux proches de l’autorité et qui dépassent dans ce que vous publiez tous les limites de la moralité sans dissuasion.

⁃ La poursuite de la grève des juges est une indication supplémentaire de l’élargissement des frontières de la crise globale dans le pays, plutôt que des indications de sa solution.

⁃ Rédiger ou modifier une constitution n’est pas un acte supérieur ou élitiste effectué par un groupe technique. C’est plutôt le résultat d’une délibération et d’un dialogue social, politique, culturel et économique, dans lequel les règlements et l’absorption des équilibres des grandes puissances. Tout ce qui est en dessous devient une projection, quel qu’en soit le contenu, et le référendum n’est pas utile pour lui conférer une légitimité, qui ne peut être obtenue par le simple jour du vote, mais par la conviction la plus large possible par le dialogue et les grands règlements.

Dans tous les cas, il n’est pas possible d’adopter une nouvelle constitution viable et réussie à la lumière de ces énormes conflits antagonistes que connaît la Tunisie. Cela confirme la pertinence de la méthodologie participative proposée par le mouvement Projet Tunisie, qui garantit de ne pas revenir en arrière avant le 25 juillet, mais aussi de ne pas sacrifier la liberté et les composantes de l’État tunisien.

⁃ L’acte électoral ne se limite pas au jour du scrutin, mais plutôt au contexte électoral, qui porte la liberté de publicité et la garantie de l’indépendance de l’organe de contrôle des élections. Si les conditions d’intégrité du processus électoral ne sont pas remplies, le jour du scrutin lui-même n’a aucun sens.

Sur cette base, et tant qu’il est encore possible de changer de cap, le mouvement Projet Tunisie appelle à adopter la sagesse et la prudence, et non la mauvaise humeur et l’insouciance, avant de franchir une ligne où les affrontements antagonistes deviendront ouverts et difficiles à réparer.


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