Ouvrières agricoles de Sidi Bouzid à la Ministre de la Femme : Notre souffrance continue…

  • par
عاملات فلاحيات بسيدي بوزيد لوزيرة المرأة: معاناتنا مستمرّة ...
Spread the love

Ouvrières agricoles de Sidi Bouzid à la Ministre de la Femme : Notre souffrance continue...

Plus de dix mois se sont écoulés depuis la visite d’Amal Moussa, ministre de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées à la wilaya de Sidi Bouzid, et examinant les conditions des ouvriers agricoles dans l’un des champs situés dans la délégation de Bir El- Hafi, où elle a remonté leur moral et les a remerciés pour l’esprit de persévérance et de don et pour leur fermeté sans fin face aux divers chocs et obstacles auxquels ils sont confrontés pour assurer leur subsistance et celle des membres de leur famille, comme vous leur avez promis de surmonter les difficultés et fournir les moyens possibles qui les protègent et leur garantissent le niveau minimum d’une vie décente, dont le plus important est de travailler pour leur permettre d’avoir des moyens de subsistance gratuits et des dossiers médicaux gratuits.

Après une longue attente, les ouvrières à qui l’on avait promis de faciliter leurs conditions de vie quotidienne ont rompu leur silence pour dire au ministre : « Quel est le sort de ce que vous nous avez promis… nos espoirs sont toujours suspendus entre vos mains, et tous les les responsables à qui nos dossiers ont été confiés nous ont ignorés… ! »

Hassania, l’une des ouvrières que le ministre a visitées en janvier dernier, s’est adressée à Mosaïque avec douleur et angoisse, soulignant que tous les ouvriers paysans de Sidi Bouzid vivent dans des situations professionnelles difficiles qui manquent des éléments les plus élémentaires d’un travail décent en raison de la faiblesse des salaires et de la absence de couverture sanitaire et sociale.

Elle a dit que la ministre a écouté leurs différentes préoccupations et leur a promis de les aider à affronter la vie, mais ses promesses sont encore vagues, personne ne les a adoptées et les travailleurs acharnés n’ont pas connu leur sort jusqu’à présent, alors elle lance un appel au ministre pour lui rappeler ce qu’elle a dit et ce qu’elle a promis.

Hasnia a ajouté que le lendemain de la visite, un certain nombre de fonctionnaires se sont contentés d’enregistrer une liste nominative des travailleuses que le ministre avait vues sur le terrain, et depuis ce jour-là, ils n’ont rien vu et ne savaient pas qui était affectée de préparer leurs dossiers, surtout qu’ils ont discuté de leur situation avec chacun des responsables de la délégation à laquelle ils appartiennent, ainsi qu’au siège de l’État et dans les bureaux d’exploitation, mais en vain.

La ministre de la Femme a exigé qu’elles bénéficient d’un moyen de subsistance stable qui les soulagerait de la pénibilité du travail et les protégerait des conditions pénibles à un moment où les prix des denrées alimentaires, notamment alimentaires, s’enflammaient et où les concubins n’étaient plus capable de subvenir à ses besoins.

Pour sa part, « Hayat » a exigé qu’on lui accorde un carnet de soins médicaux gratuit pour elle-même et sa famille de cinq personnes, dont son mari qui est au chômage pour des raisons de santé.

*Mohammed Saleh Ghanmi

.


#Ouvrières #agricoles #Sidi #Bouzid #Ministre #Femme #Notre #souffrance #continue

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *