Burkina Faso : des manifestants mettent le feu à l’ambassade de France

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Des manifestants au Burkina Faso ont pris pour cible deux institutions françaises, incendiant l’ambassade de France dans la capitale, Ouagadougou, et une autre devant l’Institut français de Bobo Dioulasso, selon des témoins oculaires cités par l’AFP dans la ville de l’ouest.

La France a condamné, samedi soir, les attentats contre son ambassade au Burkina Faso, soulignant que « la sécurité de ses citoyens est une priorité », au lendemain d’un coup d’État militaire dans le pays africain.

« Nous condamnons avec la plus grande fermeté les actes de violence contre notre ambassade », a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Anne-Claire Logander.

« Une cellule de crise a été constituée à Ouagadougou et nos équipes se sont mobilisées pour la sécurité de nos concitoyens, qui est notre priorité », a-t-elle ajouté.

La porte-parole du ministère des Affaires étrangères a ajouté : « Ces attaques sont l’œuvre de manifestants hostiles, qui ont été manipulés par une campagne de désinformation contre nous », soulignant que « tout préjudice à notre comparaison diplomatique est inacceptable, et nous appelons les parties concernées à assurer la sécurité dans le respect des pactes internationaux. »

scission dans l’armée

L’ambiguïté régnait au Burkina Faso, samedi soir, sur le parti à la tête du pays, après la publication d’un communiqué confirmant l’existence d’une scission au sein de l’armée et l’incapacité de ses unités à reconnaître la destitution du chef du conseil militaire au pouvoir, Lieutenant-colonel Henry Sandaugo Damiba.

Dans son premier communiqué depuis vendredi, l’état-major général a admis dans un communiqué samedi soir que l’armée traverse une « crise interne » après que « certaines unités ont pris le contrôle d’un certain nombre d’axes dans la ville de Ouagadougou, exigeant la démission du lieutenant-colonel Damiba Bayan. »

Le communiqué a confirmé qu’il y avait des « pourparlers en cours » avec ces unités.

Samedi, au lendemain de leur prise de pouvoir, les putschistes ont accusé la France d’avoir aidé l’homme fort déchu Paul-Henri Sandaugo Damiba à préparer une contre-attaque.

Dans une brève déclaration télévisée, ils ont déclaré que Damiba « s’est réfugiée dans la base française de Campuensen afin de planifier une contre-attaque visant à semer le chaos dans les rangs de nos forces militaires et de sécurité ».

Le ministère français des Affaires étrangères a répondu par un communiqué indiquant qu’il « nie officiellement toute implication dans les événements qui se déroulent depuis vendredi au Burkina Faso ».

« Ni la base où se trouvent nos forces ni notre ambassade n’ont accueilli Paul Henry Sandaugo Damiba », a-t-elle ajouté.

La France est présente militairement au Burkina Faso par le biais de la force SABRE, une unité des forces spéciales qui forme les forces burkinabé et est stationnée à Campuensen, à environ 30 kilomètres de la capitale, Ouagadougou.

Le sort de Damiba et le lieu où il se trouve restent inconnus.

Après un vendredi soir et un samedi matin calmes, la situation est redevenue tendue à midi à Ouagadougou, après des tirs, suivis du déploiement des forces armées dans les rues.

Et fermé les grands axes de la ville, notamment le quartier (Awaga 2000), qui comprend le siège de la présidence, et des hélicoptères ont survolé à basse altitude le centre-ville.

condamnations internationales

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a fermement condamné « toute tentative de prise de pouvoir par la force des armes ».

Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a dénoncé le « changement anticonstitutionnel de gouvernement ».

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a condamné la « récente prise de pouvoir » comme « inappropriée » alors que des progrès étaient en cours vers un retour à l’ordre constitutionnel d’ici le 1er juillet 2024.

L’Union européenne a averti que le coup d’État compromettait les efforts visant à rétablir l’ordre constitutionnel d’ici juillet 2024 et a appelé les nouvelles autorités à respecter les accords antérieurs.

À Washington, le porte-parole du département d’État, Ned Price, a déclaré : « Nous exhortons les responsables à calmer la situation, à éviter de blesser les citoyens et les soldats et à revenir à l’ordre constitutionnel », notant que les États-Unis « suivent la situation de près ».

– L’Ile –


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