Syndicat des journalistes : « 48 attaques contre 54 journalistes ont été enregistrées en juillet… et la période référendaire a été la plus violente »

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نقابة الصحفيين: 'تسجيل 48 اعتداء طالت 54 صحفيا في شهر جويلية.. وفترة الاستفتاء كانت الأعنف'
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La Cellule de veille du Centre de sécurité professionnelle du Syndicat national des journalistes tunisiens a enregistré 48 agressions, touchant 54 journalistes et photojournalistes, tout au long du mois de juillet 2022.

Le rapport du Syndicat pour le mois de juillet indique que la période du référendum du 25 juillet sur le nouveau projet de constitution « a été la plus violente pour les journalistes », par rapport au déroulement des périodes électorales précédentes, car l’unité de surveillance a enregistré la période depuis le début de la campagne (1er juillet) à la date de l’annonce de la nouvelle constitution. Résultats préliminaires du référendum (le 26 juillet), 41 agressions contre des journalistes.

Les attentats de cette période se répartissaient en 5 attentats pendant la période de la campagne référendaire et 36 attentats le jour du vote du nouveau projet de constitution, qui ont fait au total 44 victimes.

La plupart des attaques au cours de cette période étaient liées aux chefs de bureaux de vote, puisqu’ils étaient responsables de 23 attaques, toutes liées à la rétention d’informations sur l’avancement du processus électoral et à leur empêchement de fonctionner. Des agents de bureaux de vote ont également été impliqués dans 5 attaques à caractère violent contre des journalistes, tandis que des chefs d’organes subsidiaires ont été responsables de 4 attaques principalement liées à la rétention d’informations, tandis que les forces de sécurité ont été impliquées dans 5 attaques.

La Cellule de surveillance a également enregistré, dans la période hors référendum, 7 agressions contre des journalistes et photojournalistes, faisant 10 victimes, notant qu’elles concernaient notamment des artistes, des élus locaux, des médecins, des hommes politiques et des militants des réseaux sociaux.

Dans ses recommandations, le Syndicat National des Journalistes Tunisiens a appelé la Haute Autorité Indépendante pour les Elections à « examiner les cas dans lesquels les chefs de bureaux de vote et les chefs d’organes subsidiaires se seraient rendus responsables d’entrave au travail des journalistes et photojournalistes, et à suivre administrativement et d’enquêter sur elles, et de fournir au syndicat ses résultats et les mesures prises à cet égard. »

Elle l’a également invitée à revoir et à contrôler son propre code de conduite et à déterminer les responsabilités confiées à la Commission à l’égard des journalistes et des photojournalistes, en ce qui concerne le droit d’obtenir des informations, « tout en évitant les lacunes liées à l’attribution des cartes d’accréditation lors de la étapes électorales à venir.

Il a également appelé la commission électorale à inclure les principes de la liberté d’expression, de la presse et de la liberté de travail des journalistes dans ses programmes de formation pour son personnel travaillant dans les bureaux de vote et à établir un plan d’action clair pour la sécurité des journalistes et des photojournalistes pendant les élections. en partenariat avec les organismes professionnels compétents.

Le Syndicat a renouvelé son appel à la tête du gouvernement, en annulant la circulaire n°19, qui représentait jusqu’à aujourd’hui « une pierre d’achoppement au droit des journalistes et du public à obtenir des informations, à respecter les principes de transparence et d’ouverture dans leurs relations avec les médias, et établir un plan de communication clair par rapport à tous les dossiers liés au secteur. »

Le Syndicat des journalistes, Présidence de la République, a également recommandé d’apporter de réelles garanties à la liberté de la presse et à la liberté d’expression, « loin des discours politiques » et de mettre en place un plan d’action national de protection des journalistes « qui prenne en compte les besoins des le secteur et s’appuie sur une approche participative avec les structures professionnelles.

Elle a appelé les acteurs de tous les domaines à « respecter la nature du travail journalistique, à rompre les discours d’incitation à la violence et à la haine contre les journalistes et les photojournalistes, et à respecter la liberté du travail journalistique ».


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