Le Syndicat des journalistes : « L’expulsion des journalistes de la présidence est un black-out systématique sur la manière dont la gouvernance est administrée dans le pays. »

نقابة الصحفيين: 'طرد صحفيين من رئاسة الحكومة هو تعتيم ممنهج على طريقة إدارة الحكم في البلاد'
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Dans son communiqué publié aujourd’hui, samedi 14 mai 2022, le Syndicat national des journalistes tunisiens a envisagé l’expulsion d’un certain nombre de journalistes du siège du gouvernement lors de leur couverture de la rencontre médiatique du Premier ministre Naglaa Boden et du Premier ministre égyptien Mostafa. Madbouly, « une attaque flagrante de la Présidence contre le droit des journalistes à s’informer est une atteinte à l’essence du principe de transparence dans la gestion du pays, et un black-out systématique sur la manière dont la gouvernance est administrée.

Dans le même communiqué, le syndicat est né du « danger que la présidence du gouvernement emprunte la voie de la fermeture suivie par la présidence de la République en imposant des protocoles sans rapport avec le travail journalistique, comme cela s’est produit précédemment lors du point médiatique conjoint du président Kais Saied et des Algériens ». Président Abdelmadjid Tebboune.

Le syndicat a appelé tous les partenaires des organisations nationales et internationales de la société civile à « défendre le droit légitime des journalistes à obtenir des informations ».

Le syndicat a également mis en garde contre « le danger de ces pratiques et leur impact sur la voie de la transition dans laquelle la Tunisie entend s’engager, qui laisse présager un véritable revers pour la démocratie naissante en Tunisie ».

Dans le même communiqué, le syndicat reconnaît qu’« au moment où le Syndicat national des journalistes tunisiens appelle la présidence du gouvernement tunisien à respecter le droit des journalistes à obtenir des informations et à répondre à ses demandes de publication de l’accord et de règlement des situations professionnelles et autres revendications sociales, la présidence insiste sur sa démarche de black-out de l’information et d’entraves illégales au travail des journalistes lors de la couverture de ses activités à son siège de la Kasbah.

Le syndicat a expliqué que la présidence du gouvernement a demandé hier aux médias de nommer des représentants pour assister à la réunion de presse du Premier ministre Naglaa Boden et du Premier ministre égyptien Mostafa Madbouly, et avec l’arrivée de journalistes au siège du gouvernement, ils ont constaté que le nombre sur la liste autorisée à entrer ne dépassait pas dix personnes. La présidence du gouvernement a d’abord expliqué la « propagation du virus Corona ».

Le syndicat a indiqué qu’après de longs efforts et discussions, Khawla Bou Karim, rédactrice en chef de Kashf Media, a réussi à entrer et que des responsables du Bureau des communications l’ont approchée et lui ont demandé de ne pas poser de questions lors de la réunion avec les médias, considérant c’est un point d’actualité sans se poser de questions. L’émission lui a été adressée par l’un des employés à la tête du gouvernement et lui a demandé de partir sans problème, ce qui l’a incitée, ainsi que le photographe qui l’accompagnait, à quitter la salle.

Dans son communiqué, le syndicat précise que le journaliste Wajdi bin Masoud, journaliste de la « Porte de Tunis », n’a pas trouvé son nom sur la liste des journalistes autorisés à couvrir, et malgré sa tentative d’entrée, il n’a pas pu le faire car suite à l’affirmation des médias selon laquelle le nombre de journalistes est limité et ne peut excéder dix journalistes. à ».


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